couple à bali

Bali hors des sentiers battus : villages et hébergements au calme

Mis à jour le 28 septembre 2026

Publié par , rédactrice rubrique voyages et hébergements

Bali souffre de sa popularité : Kuta et Seminyak sont bondés en été, et même Ubud, autrefois paisible, s’est largement transformé. Pourtant, le Bali plus tranquille n’a pas disparu. Il s’est déplacé vers le nord, l’est et les îles voisines, là où l’on trouve encore des villages et des hébergements au calme.

Le nord de l’île : la grande oubliée du tourisme

Singaraja et la région de Lovina, dans le nord de Bali, ne reçoivent qu’une petite part du tourisme de l’île malgré des atouts considérables. Les dauphins dans la baie de Lovina sont l’attraction principale : chaque matin à 5h30, des petits bateaux de pêche partent en mer et reviennent généralement avec des dizaines de dauphins qui jouent dans le sillage. Ce n’est pas un spectacle organisé — c’est simplement là que les dauphins vivent et se nourrissent, et les pêcheurs savent où les trouver.

La cascade de Gitgit, à 11 kilomètres au sud de Singaraja, est accessible en 20 minutes de marche dans une forêt tropicale humide et déverse ses eaux dans un bassin naturel idéal pour la baignade. Mais c’est la cascade de Sekumpul — plus au nord, dans les collines — que beaucoup de visiteurs considèrent comme la plus belle de Bali : sept chutes distinctes qui tombent en parallèle depuis une falaise de 80 mètres, dans un canyon verdoyant si dense que la lumière y filtre à peine. Les sources d’eau chaude de Banjar, alimentées par l’activité géothermique des volcans de la région et aménagées dans un cadre de jardins tropicaux, complètent un nord de l’île qui mérite facilement deux nuits de séjour.

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La côte est et Amed : plongée et authenticité

La côte est de Bali, autour du village de pêcheurs d’Amed, est l’endroit où convergent les plongeurs du monde entier pour une raison précise : l’épave du USS Liberty, cargo américain torpillé en 1942 par un sous-marin japonais et coulé à seulement 30 mètres du rivage au large de Tulamben. C’est l’une des plongées épaves les plus accessibles au monde — le bateau commence à moins de 5 mètres de profondeur et s’étend jusqu’à 30 mètres, couvert d’une incroyable diversité de coraux et de poissons.

temple a bali

Le snorkeling est également exceptionnel sur cette partie de la côte. Les paysages terrestres sont d’une beauté sombre et particulière : volcans noirs, plages de sable noir volcanique, et la silhouette imposante du Mont Agung (3 142 mètres, le volcan sacré de Bali) qui domine l’horizon et qui fume encore légèrement depuis sa dernière éruption de 2017-2018.

Munduk et Nusa Penida : les deux expériences qui manquent aux visiteurs pressés

Le village de Munduk, perché à 1 000 mètres d’altitude dans les collines du centre-nord, est frais, brumeux, couvert de caféiers, de clous de girofle et de canneliers. Les randonnées vers les lacs jumeaux Tamblingan et Buyan offrent des panoramas sur les plantations et les forêts nuageuses qui n’ont rien à voir avec les rizières en terrasses qui ornent toutes les brochures.

L’île de Nusa Penida, à 45 minutes de bateau depuis Sanur, est devenue célèbre grâce à quelques photos emblématiques de ses falaises — Kelingking Beach avec sa formation rocheuse en forme de T-Rex, Broken Beach et Angel’s Billabong — mais reste accessible et authentique car peu dotée en infrastructure hôtelière de confort. La traversée en bateau rapide est parfois sportive, mais l’arrivée sur une île où les routes ne sont pas encore toutes goudronnées, où les temples sont encore actifs et où les habitants ont gardé leurs traditions pré-touristiques, en vaut chaque secousse.

Où dormir pour profiter d’un Bali plus calme ?

Dans le nord, la région de Lovina propose surtout des guesthouses et de petits hôtels en bord de plage, pratiques pour partir tôt à la rencontre des dauphins. Dans les collines, Munduk compte des lodges et des homestays entourés de plantations : les nuits y sont fraîches, prévoyez une couche chaude. Le homestay, très répandu à Bali, consiste à loger dans une maison familiale balinaise, souvent dans l’enceinte même de la famille.

Sur la côte est, Amed et Tulamben alignent de petits bungalows tournés vers la plongée, souvent avec un centre de plongée sur place ou à proximité. Un peu plus à l’intérieur, la vallée de Sidemen offre des rizières et une vraie tranquillité. Pour Nusa Penida, mieux vaut passer une ou deux nuits sur l’île plutôt que de faire l’aller-retour dans la journée : les routes sont lentes, et l’on profite des falaises avant l’arrivée des bateaux du matin. L’offre y est plus simple qu’à Bali, vérifiez donc l’accès en scooter ou en voiture avant de réserver.

Pour vivre ce Bali plus discret, le choix de l’hébergement compte autant que celui des sites : quelques nuits dans le nord, à Munduk ou à Amed changent complètement la perception de l’île.

, rédactrice rubrique voyages et hébergements

Je rédige et je mets à jour les guides de Cense Hebron : préparer un séjour, choisir où dormir et quel type d'hébergement, organiser ses trajets, en France surtout. Chaque guide est relu avant publication, et je le reprends quand les prix ou les conditions changent.

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