temple Senso-ji au japon

5 jours à Tokyo : comment organiser son séjour sans se perdre ?

Tokyo intimide avant d’enchanter — et puis elle enchante durablement. 14 millions d’habitants dans la ville, 38 millions dans l’agglomération, un réseau de métro à plus de 280 stations avec des annonces dans 4 langues, des quartiers aux identités radicalement différentes à deux arrêts l’un de l’autre, une cuisine d’une richesse et d’une diversité qui nécessiterait à elle seule un séjour de plusieurs semaines pour être explorée sérieusement. Et pourtant, Tokyo est l’une des villes les plus faciles du monde pour un touriste : propre, d’une sécurité remarquable, parfaitement signalisée en anglais, et habitée par une population d’une serviabilité désarmante. Cinq jours permettent de comprendre les grandes lignes de cette ville gigantesque et de tomber amoureux de quelques-uns de ses quartiers.

Les deux premiers jours : le Tokyo des contrastes

Commencez par Asakusa et son temple Senso-ji — le plus visité du Japon, à visiter tôt le matin avant les foules, quand la fumée des bâtons d’encens se mêle à la brume matinale et que les premiers fidèles sont déjà en prière. La Nakamise-dori qui mène au temple est une rue commerçante centenaire : ningyo (poupées traditionnelles), senbei (galettes de riz grillées) et omiyage (souvenirs) s’y côtoient depuis l’époque Edo. La Tokyo Skytree, à 15 minutes à pied, est à 634 mètres la tour la plus haute du Japon — par temps clair, la vue s’étend jusqu’au Mont Fuji à 100 kilomètres de distance.

Consacrez l’après-midi à Shibuya et son carrefour légendaire, que vous regarderez une fois depuis le trottoir au cœur du flux, et une fois depuis la terrasse du café Starbucks en hauteur pour comprendre l’ampleur du ballet piétonnier. En soirée, Shinjuku : le quartier Kabukicho et ses enseignes au néon, Golden Gai et ses bars de 6 tabourets perdus dans un dédale de ruelles, Omoide Yokocho — la « Ruelle des Souvenirs » — et ses grils à yakitori qui fument sous les lampions rouges.

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Les jours suivants : profondeur et quartiers secrets

Harajuku et son sanctuaire Meiji forment un couple saisissant : d’un côté, 120 000 arbres en plein cœur de la ville qui créent une forêt dense et silencieuse autour du sanctuaire dédié à l’Empereur Meiji — on y entre en s’inclinant et on en ressort un peu changé. De l’autre côté du parc, Takeshita Street explose de couleurs, de tenues kawaii extravagantes et de crêpes garnies d’une façon que vous n’aviez pas imaginée. Omotesando, juste en face, est l’avenue la plus chic de Tokyo, avec ses immeubles dessinés par les plus grands architectes du monde (Tadao Ando, Kengo Kuma, Toyo Ito) qui abritent les boutiques de luxe internationales.

paysage japon

Akihabara mérite une après-midi même si vous n’êtes pas fan de manga ou de jeux vidéo — le quartier électronique est un spectacle en soi, avec ses façades couvertes d’écrans géants, ses sept étages de figurines et ses cafés à thèmes. Le vieux quartier de Yanaka, épargné par les bombardements de 1945 et la spéculation immobilière, conserve l’atmosphère d’un Tokyo disparu : temples, cimetières, petites boutiques d’artisans, maisons en bois — un contrepoint précieux à la modernité ambiante. Pour le dernier jour, une excursion à Nikko (1h30 en train) s’impose : ses temples laqués de rouge et d’or perdus dans une forêt de cèdres millénaires sont parmi les plus beaux sites du Japon.

Les conseils pratiques qui changent tout

Achetez un IC Card (Suica ou Pasmo) dès l’arrivée à l’aéroport — cette carte rechargeable permet de prendre n’importe quel transport en commun dans tout le Grand Tokyo sans acheter de ticket à chaque voyage. Google Maps fonctionne remarquablement bien à Tokyo pour les transports en commun. Mangez dans les depachika — les supermarchés alimentaires des sous-sols de grands magasins — pour des repas de qualité à prix raisonnables. Et réservez les restaurants qui vous tiennent à cœur plusieurs semaines à l’avance : les meilleures adresses affichent complet rapidement, même les izakayas de quartier.

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